La controverse de la vaccination obligatoire

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La controverse de la vaccination obligatoire

Le Haut conseil à la santé publique s’inquiète de la méfiance grandissante envers les vaccins, qui restent selon les experts la meilleure arme de santé publique.

La controverse de l’obligation vaccinale

En septembre 2015, le HCSP plaidait en faveur d’un débat sur le maintien en France de l’obligation vaccinale.

Soulignant le fait que la vaccination demeure la meilleure politique de santé publique permettant de sauver des millions de vies, le rapport rédigé alors par le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations mettait tout de même en évidence des «incohérences» dans le système français.

Mais la méfiance semble grandir en France. D’autant que seuls deux pays européens, en l’occurrence la France et l’Italie, maintiennent obstinément l’obligation de vaccination pour les enfants, notamment pour la poliomyélite, le tétanos et la diphtérie.

Le Haut Conseil à la Santé Publique notait alors que les vaccins combinés avec d’autres vaccins, ceux de la coqueluche, l’haemophilus influenza B et l’hépatite B non obligatoires, conduisaient les parents à de nombreuses hésitations, les obligeant à une vaccination allant au-delà de l’obligation.

La question des vaccins combinés

En France, en 2017, seuls les trois vaccins obligatoires ci-dessus mentionnés sont aujourd’hui combinés dans des vaccins plurivalents.

Ainsi, l’hexavalent comporte en plus : la coqueluche, l’haemophilus influenzae type B et le vaccin de l’hépatite B.
Chez les nourrissons, sont également recommandés dans les premiers mois de vie le pneumocoque et à l’âge de 1 an, la rougeole, les oreillons, la rubéole.

En juin 2017, Agnès Buzyn, Ministre de la Santé récemment nommée, estime que la « baisse de la couverture vaccinale » en France « pose un vrai problème de santé publique ».

Le problème est avant tout celui de l’étendue de la couverture vaccinale nécessaire pour protéger l’ensemble de la population.

Concernant la rougeole, en recrudescence en France, « le taux de couverture est de 75% alors qu’il devrait être de 95% », a-t-elle déclaré mi-juin au Parisien.

Elle identifie « le même problème avec la méningite ». « Il n’est pas supportable qu’un ado de 15 ans puisse mourir parce qu’il n’est pas vacciné ».

Combien de vaccins peut supporter un nourrisson ?

Selon des travaux publiés en 2002 dans la revue Pediatrics,l’organisme d’un nourrisson en bonne santé pourrait répondre sans danger à l’administration simultanée de 10.000 antigènes.

Un vaccin combinant dix types d’antigènes mobiliserait ainsi moins de 0,1% de son système immunitaire.

Les injections de vaccins combinés sont généralement privilégiées aux injections de vaccins contenant un seul antigène, afin de réduire le nombre d’injections.

Ainsi donc, les vaccins combinés ont des avantages en termes de stockage, en terme de gestion du temps consacré au geste vaccinal et permettent de vérifier que les rappels sont bien à jour.

Les effets secondaires des vaccins combinés ?

Selon Infovac, site suisse sur la vaccination :

La vaccination peut provoquer dans 5 à 15% des cas une réaction locale (rougeur, tuméfaction, douleur au point d’injection) ou une réaction plus générale (par exemple de la fièvre, généralement moins de 39° C). Ces réactions se manifestent en général 24 à 48 h après la vaccination et disparaissent très vite.

En cas de fièvre élevée, des convulsions fébriles peuvent survenir. Il est donc important de contrôler la température de votre enfant après la vaccination.

Environ un nourrisson sur 1000 pleure et reste inconsolable durant quelques heures après la vaccination.

Dans de très rares situations, chez des enfants prédisposés, une réaction allergique à certains composants du vaccin peut se produire. Ceci se manifeste en général par une rougeur généralisée de la peau et/ou des démangeaisons. Des réactions plus sévères, comme un choc anaphylactique, sont extrêmement rares (moins d’un cas par million).

Une tuméfaction du bras vacciné peut aussi s’observer, particulièrement chez les grands enfants. Elle disparaît en 2-3 jours.

Comment appréhender la vaccination obligatoire ?

Il y a bien deux écoles en la matière et deux courants de pensées par la même occasion.

Bien sûr, on ne peut nier l’utilité absolue de certains vaccins et leur nécessité pour maintenir à distance des épidémies redoutables.

Le sujet ici n’est pas de remettre en question les progrès indubitablement apportés par des vagues de campagnes vaccinales.

Mais, le regard porté sur les vaccins combinés ne peut être le même que celui que nous avions dans le passé sur des vaccins simples.

De nombreux détracteurs de ces vaccinations élargies ont payé cher leur investissement dans une volonté d’information du public à l’image du Professeur Joyeux qui n’a de cesse de souligner les effets secondaires recensés par des produits récents.

En juin 2017, la Ministre de la Santé annonce son intention de rendre obligatoire 11 vaccins sur quelques années pour éviter tout risque de propagation de maladies jusqu’alors éradiquées.

Jusqu’alors la controverse touchait des vaccins combinés pour six potentielles maladies.

Parce que l’Italie vient d’adopter la vaccination obligatoire pour 11 maladies, accusée d’avoir cédé à la pression des laboratoires pharmaceutiques, la France doit-elle faire de même ?

N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire.

 

    • Merci Sylvie.
      Oui, j’ai vu bon nombre de pétitions adressées à la ministre de la santé.
      Il suffit de faire une recherche google pour les trouver

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