La consommation d’alcool induit le diabète de type 2

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La consommation d’alcool induit le diabète de type 2

Période critique, l’adolescence est le moment de la vie de tous les excès. Mais ce n’est pas sans conséquences.

La consommation excessive d’alcool chez les jeunes peut potentiellement engendrer à terme le développement d’un diabète de type 2, et notamment chez les femmes.

Nous connaissons tous l’impact de l’alcool social dans nos vies, et ce, dès le plus jeune âge.
Tout événement se doit d’être célébré autour d’un verre, d’un simple anniversaire à un accord commercial.
Mais nous mésestimons grandement son influence sur la santé.

Bien sûr, les campagnes de sensibilisation régulières mettent en évidence les dangers d’un excès d’alcool. D’un autre côté, certaines études démontrent qu’une consommation très modérée pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé et notamment dans la lutte contre le diabète.

Néanmoins, une étude menée sur une durée de 27 ans par l’Université de Suède et publiée en 2017 dans BMC Public Health est venue contredire ces préconisations.

En analysant la consommation effective d’un panel de 800 personnes âgées de 16 à 43 ans, les chercheurs démontrent que l’alcool n’aide aucunement à prévenir le diabète de type II.
Leur conclusion est que le taux de glucose, indicateur précoce du risque de diabète, n’est pas plus faible chez les consommateurs très modérés.

Mais le plus intéressant est que cette étude parvient à démontrer les effets à long terme d’une consommation régulière pour les hommes et les femmes.

Ainsi, même s’il est avéré que les hommes consomment beaucoup plus d’alcool que les femmes et sont plus enclins à ce que l’on nomme le « binge-drinking », soit une consommation supérieure à cinq verres d’alcool pris à la suite en un temps inférieur à deux heures généralement lors d’une soirée, le développement du diabète de type 2 semble très fortement associé à la surcharge pondérale.

Ce qui n’est pas le cas pour les femmes ayant eu le même comportement. Aucun impact n’est démontré par l’Indice de Masse Corporelle (IMC) ou une pression artérielle élevée augmentant le taux de sucre dans le sang, comme pour les hommes.

De plus, l’association fréquente du tabagisme à une consommation d’alcool régulière, aussi bien à l’âge adulte qu’à l’adolescence, ne semble avoir aucune incidence sur le taux de glucose, quel que soit le sexe.

Mais cette longue étude met en évidence la relation directe entre un alcoolisme chronique, la pratique régulière du binge-drinking et ses effets à terme sur la santé.
Elle révèle néanmoins ses limites, notamment sur le réel impact d’une consommation excessive qui nécessite des données supplémentaires sur la fonction hépatique, la résistance à l’insuline et de nombreux autres facteurs d’évaluation.

Mais les résultats présentés démontrent tout de même que la consommation d’alcool initiée très jeune a de forte chance de se poursuive à l’âge adulte et d’engendrer des maladies comme le diabète de type 2.

La prévention menée pour alerter sur les risques d’une consommation régulière et excessive d’alcool est essentielle et doit cibler encore plus les jeunes femmes qui, au fil des années, semblent de plus en plus concernées par ce problème.

Une consommation excessive d’alcool même festive et ponctuelle chez l’adolescent ne doit pas être prise à la légère. Son impact au long terme pourrait être considérable.

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